Chez le Bibliothécaire

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lundi 16 octobre 2017

FABIENNE LELOUP ET LA LITTERATURE DECADENTE SUR ODS'PRO

Retrouvez nos émissions sur YouTube. Fabienne Leloup inaugure les travaux de notre laboratoire, où chacun est invité à partager ses projets, ses idées, ses recherches.


lundi 9 octobre 2017

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LA CORRESPONDANCE DE CAMERON THADDEUS NASH, Ramsey Campbell





Ramsey Campbell nous présente la très étrange correspondance de Cameron Thaddeus Nash (in Les Chroniques de Cthulhu, anthologie dirigée par S.T. Joshi, Bragelonne/Sans Détour, 2017),  . Un document récupéré par August Derleth en 1968 qui devait être publié dans l’Arkham Collector, puis, Derleth changeant d’avis, dans un essai de Campbell sur HPL. Le projet n’a pas abouti, les originaux ont été perdus, mais heureusement le narrateur en avait gardé une copie. Il s’agit d’un échange entre un admirateur anglais, Nash, et le Maître de Providence, le premier, béat d’admiration, se présentant comme un grand rêveur qui se propose de soumettre au second les textes tirés de ses excursions oniriques. Lovecraft, comme à l’accoutumée, fera son travail consciencieusement, suggérant ici un nouveau titre plus percutant, là une révision complète. Il s’engage de surcroît à essayer de placer la prose de Nash auprès de Weird Tales. Mais l’interlocuteur anglais supporte mal les modifications et piaffe d’impatience de voir publier ses écrits. Le ton se gâte, Nash devient de plus en plus agressif et commence à injurier Lovecraft, le traitant de noms d’oiseaux (Lovecrotte !) tout en critiquant sévèrement ses nouvelles. Il estime être un rêveur hors pair, Lovecraft ne lui arrivant pas à la cheville et le menace de lui envoyer sa photo afin que notre écrivain puisse mesurer comment ses voyages dans les Contrées du Rêve ont pu le transformer. Ce qu’il finira par faire et, peu avant l’aube du 15 mars 1937, Providence sera réveillé par un hurlement effrayant provenant de la maison de Lovecraft. On y trouvera la photo d’un visage dont il manque le bas, remplacé par un vide étoilé.

L'AGENDA CULTUREL DE PHILIPPE MARLIN SUR BTLV (octobre 2017)




 On clique ici :


dimanche 8 octobre 2017

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE TEXTE DE R'LYEH OU LES PAGES SECRÈTES DU NECRONOMICON






Document : The R’Lyeh Text ou les pages secrètes du Necronomicon, 1995, avec George Hay et Robert Turner (Skoob books, 1996)
Fort du succès de leur Necronomicon (cf 1978), nous trois compères récidivent en s’attaquant à une autre belle pièce du Mythe de Cthulhu.
Pour bien saisir toute la saveur de ce document, il nous faut plonger au préalable dans les rayonnages sulfureux de la Bibliothèque de l’Impossible de Lovecraft et de ses « suiveurs ». Dans Le Retour d’Hastur (The Return of Hastur, in Weird Tales 1939), Derleth nous livre l’une de ses premières « collaborations posthumes » dans laquelle il introduit Le Texte de R’lyeh, d’origine extraterrestre. Il est en effet bien antérieur à la naissance de l’humanité.
On raconte qu’un certain Amos Tuttle se serait procuré auprès d’un prêtre tibétain un exemplaire de ce  Texte de R’lyeh contre son âme et quelque cent mille dollars. En dépit de ses dernières volontés, le neveu d’Amos n’a pas détruit l’ouvrage et a préféré le léguer à la bibliothèque de l’université Miskatonic. Il s’y trouve toujours et fait l’objet de nombreuses consultations (par le Pr Shrewsbury notamment).
Il s’agit d’une véritable Bible du Culte de Cthulhu ! Derleth en donne quelques extraits :
Ph’nglui mgllw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’ nagl fhtagn :
Dans sa demeure de R’lyeh, la Ville morte, Cthulhu attend et rêve
Le Grand Cthulhu s’élèvera de R’lyeh, Hastur l’Indicible reviendra de l’étoile noire qui se trouve dans les Hyades près d’Aldébaran... Nyarlathotep mugira éternellement dans l’obscurité dont il a fait sa demeure, Shub-Niggurath pourra engendrer ses mille chevreaux.
Lllllll-nglui, nnnn-lagl, fhtagn-ngah, ai Yog-Sothoth !


L’ouvrage s’ouvre sur une première préface, signée George Hay. Un texte assez confus sur le déclin de notre civilisation et le proche retour des Grands Anciens. C’est du reste ce qu’il a failli se produire avec le IIIème Reich. Le Mythe est réel… Si nous l’utilisez comme une métaphore pour analyser l’état actuel de notre société, vous serez frappé par sa portée prophétique. On croirait lire du Jean Robin ! [1]

Suit une introduction de Colin Wilson qui ne fait pas moins de 56 pages et qui forme en fait le corps du livre. Un texte étonnant qui est en fait un concentré de la pensée wilsonienne mâtinée de sympathiques délires. La clef de la démonstration repose sur une recherche approfondie sur le Mythe de l’Atlantide en compagnie du Pr Hapgood [2] et de son analyse des cartes de Piri Reis. Un thème qui manifestement fascine Wilson, car nous le retrouverons dans de nombreux autres textes (The Tomb of The Old Ones par exemple, 1999). En résumé, il existait une civilisation évoluée très ancienne basée sur un continent qui « glissera » après une catastrophe tellurique pour former, avant la glaciation, l’Antarctique. Les habitants de ce continent, l’Atlantide, reçurent la visite d’amphibiens venus de Sirius qui leur fournirent les rudiments de la civilisation et initièrent leurs prêtres au maniement d’un cristal magique donnant une conscience infinie, et donc de redoutables pouvoirs. Mais ils abusèrent de cette énergie, occasionnant la destruction du continent. Les survivants migrèrent en Antarctique puis en Egypte. Une démonstration qui fait appel à une galerie de personnages que l’auteur affectionne comme Blavatsky, Steiner, Cayce, Crowley, Kenneth Grant ou Bertiaux et accorde une large place à la magie sexuelle atlantéenne. Lovecraft qui, comme chacun sait, allait pêcher ses visions dans les rêves, était parfaitement au fait de cette histoire inconnue qui est devenue l’un de ses sources d’inspiration ! On se demande pourtant quel est le lien entre ce qui précède et le R’Lyeh Text !



C’est ensuite au tour de l’occultiste Robert Turner de nous présenter les fameuses pages cachées du Necronomicon. Elles sont numérotées de 19 à 29, pour assurer la continuité avec les documents proposés dans le précédent ouvrage. Comme dans celui-ci, le texte fait figure de tranche de jambon très fine, 23 pages dans un sandwich de 176. Un texte qui ne présente aucun intérêt, débutant par deux pages retraçant la quête d’Abdul Alhazred avant de nous asséner des rites et sorts qui sentent bon le pastiche d’obscurs traités du Moyen-âge. Nous sommes en fait en plein hors-sujet, nos trois compères semblant ignorer l’origine du R’Lyeh Text tel que proposé par Derleth.


Robert Turner reprend la plume sous prétexte de commenter le texte. Un prétexte en effet pour nous présenter, avec beaucoup d’érudition il est vrai, son point de vue ésotérique. Il débute par une analyse eschatologique des trois grands courants spirituels (Perse, Christianisme avec l’Apocalypse et Nordisme) pour nous montrer que le Mythe de Cthulhu est d’une toute autre nature. Il ne s’agit plus d’un face à face entre l’homme et Dieu, mais un combat interne entre les divinités qui ignorent superbement l’humanité. Un petit commentaire pourtant. La « théologie » lovecraftienne est loin d’être figée et L’Appel de Cthulhu par exemple nous apprend que les Grands Anciens attendent que des humains « éveillés »  leur permettent de revenir ; c’est en quelque sorte une « parousie » noire qui se prépare !
Turner nous livre ensuite une intéressante analyse des grimoires de magie, en montrant qu’ils procèdent tous de quelques écrits anciens comme The Sword of Moses, The Sefer Raziel, The Sibylline Books or Books of Destiny, écrits mutilés ou délayés dans les traités moyenâgeux. Il passe en revue les manuscrits douteux comme The Red Book of Appin[3] ou The Book of Sogya[4]. Il pointe bien sûr le caractère imaginaire des livres sulfureux de Lovecraft and co, sauf le Necronomicon qui est tout ce qu’il y a de plus authentique. Et de nous donner la preuve ultime : les feuillets publiés par nos compères comportent des références à de vieux grimoires, s’inscrivant ainsi dans une tradition bien établie !
Il consacrera une large place à l’étude du Livre de Dzyan, tel que révélé dans la Doctrine Secrète de Blavatsky. Il est vrai que ce compendium traite largement du monde avant l’apparition de l’homme et du rôle d’entités non-humaines dans l’histoire de l’univers. Le Livre de Dzyan, vieux de quelque 18 millions d’années, serait la source du plus ancien manuscrit hébreu d’occultisme, le Siprah Dzeniouta , du Shu-king chinois, des Puranas hindous, du Book of Numbers chaldéen et du Pentateuque. 
Et de conclure en mettant en garde le lecteur car le Mythe de Cthulhu est une réalité et les forces noires rôdent et attendent.


L’ouvrage se termine par deux magnifiques hors-sujet qui sentent bon le « remplissage ». Patricia Shore s’interroge sur le rôle des « familiers » auprès des sorcières, prétexte pour nous parler du brave Brown Jenkin. Quant à un certain Arnold Arnold, il nous livre une digression sur la relativité générale, la théorie du tout pour terminer sur le principe anthropique. Le nom de Lovecraft n’est pas cité dans cette contribution, alors qu’il y aurait beaucoup à dire !

Je ne peux m’empêcher de clore cette étude en donnant l’opinion de Daniel Harms dans les Necronomicon Files : En 1993, Georges Hay publie une suite à son Necronomicon sous le titre de R’Lyeh Text, supposé contenir les feuillets cachés du Necronomicon. Dans l’univers de la fiction lovecraftienne, ce texte a été inventé par August Derleth après la mort de Lovecraft ? Lovecraft n’a jamais écrit sur ce sujet. De surcroît, Derleth n’a jamais dit que le document était une partie du Necronomicon. Hay, Wilson et Turner semblent ne pas en savoir plus sur Lovecraft que sur la Magie et utilisent un titre inapproprié pour le dernier épisode de leur « soap opera » occulte, claironnant qu’il s’agit de feuillets perdus de l’ouvrage d’Abdul Alhazred. Qu’importe, le R’Lyeh Text est tout aussi débile et inefficace que son lamentable prédécesseur…. Le plus intéressant dans cet ouvrage est le dessin du crocodile sur la couverture !


[1] 4 ème de couverture de Lovecraft et le secret des Adorateurs de Serpents (Trédaniel, 2017) : Howard Phillips Lovecraft (1890-1937) est sans conteste le plus grand auteur américain de récits fantastiques depuis Edgar Allan Poe. Considéré comme le père spirituel de Stephen King, il a créé un univers de terreur hanté par des entités extraterrestres, et très apprécié des jeunes générations... Tout le monde - ou presque - ignore pourtant que cet univers envoûtant ne relève pas de la fiction, mais d'une stupéfiante réalité dont les derniers développements de la physique quantique nous donnent aujourd'hui la clé... Celle-ci était jusque-là détenue par la tradition secrète d'Isaïs à laquelle appartenait le grand initié Lovecraft ! Grâce à une source très proche de la présidence des Etats-Unis, familière de cette tradition, Jean Robin a pu décoder l'œuvre du "Prince Noir de Providence". Il nous apprend ainsi que les célèbres "Grands Anciens" mis en scène par Lovecraft, loin d'être des prédateurs d'outre-espace, sont des initiateurs chargés d'annoncer aux esprits libres, aux chercheurs de Vérité, l'aube d'un monde nouveau étendu aux dimensions du Cosmos et prêt à accueillir les humanités des autres planètes... Tel est en effet le terme de l'Histoire, illustré par le mythe biblique de la Jérusalem céleste qui, sous la forme de la "Citadelle solaire" des Rose-Croix, descendra "du ciel en terre" à la fin des temps.

[2] (Wiki) Charles Hutchins Hapgood (1904 - 1982) est un universitaire américain et l'un des plus grands défenseurs de la théorie des changements des pôles.
Hapgood obtient une maîtrise en histoire médiévale et moderne de l'Université Harvard en 1932. Son doctorat « Travaux sur la Révolution française » est interrompu par la Grande Dépression de 1929. Il enseigne pendant un an dans le Vermont et est secrétaire exécutif de Franklin Roosevelt pour l'artisanat.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Hapgood travaille dans les services stratégiques (OSS), dans les services de la CIA ainsi qu'au sein de la Croix-Rouge. Il est également agent de liaison entre la Maison-Blanche et le Bureau du Secrétaire de la Guerre.
Après la Seconde Guerre mondiale, Hapgood enseigne l'histoire au Collège de Springfield dans le Massachusetts.
Il étudie avec ses élèves les théories sur le continent perdu Mu ainsi que sur l'Atlantide.
En 1955, Hapgood publie son premier livre, The Earth's Shifting Crust. La préface est écrite par Albert Einstein, peu de temps avant sa mort en 1955. Dans ce livre, ainsi que dans deux autres livres, Les Cartes des anciens rois de la mer (1966) et Le Chemin du Pôle (1970), Hapgood propose la théorie que la croûte terrestre s'est déplacée de nombreuses fois au cours de l'histoire géologique en glissant sur le magma interne. Hapggod n'est pas le seul géologue à avoir fait cette hypothèse qui n'a pas reçu de confirmation et n'est plus considérée aujourd'hui.
Pour son livre intitulé Les Cartes des anciens rois de la mer, Hapgood utilise de nombreuses archives cartographiques trouvées notamment à la Bibliothèque du Congrès américain de Washington, y compris la carte de Piri Reis, dont il prétend qu'elle montre le vaste continent Antarctique et la Sphère du monde du nommé Oronteus Finæus datant de 1531 (en latin ; 1549 en français). Il indique que les pôles avaient varié de 15 degrés vers 9600 av. J.-C., et qu'une partie de l'Antarctique était libre de glaces à l'époque, suggérant implicitement qu'une civilisation glaciaire pourrait avoir cartographié la côte à ce moment-là.
Les hypothèses géologiques de Hapgood ont été infirmées par les recherches géologiques et climatologiques récentes : l'analyse des carottes glaciaires montrant que l'Antarctique serait couvert de glace depuis au moins 800 000 ans. Néanmoins, certains auteurs actuels, comme Graham Hancock, évoquent toujours son travail et démontrent à quel point « l'avis conventionnel » accepté par les orthodoxes peut être dénué de bon sens logique face aux vestiges de l'histoire. Ses thèses ont toutefois inspiré bon nombre de spéculations fantastiques sur l'archéologie et le passé humain, thèses qui selon Garret Fagan ne correspondent pas à la démarche scientifique mais égarent le public. Pour l'historien des sciences Gordon L. Herries Davies ses hypothèses sur la cartographie ancienne sont de la « pseudo-science ».
Hapgood épouse Tamsin Hughes en 1941. Ils divorcent en 1955. Plus tard, il habite en Arizona et à Richmond (New Hampshire). Alors qu'il habite à Greenfield (Massachusetts), il est renversé par une voiture et meurt le 21 décembre 1982. Il a eu deux fils, Frederick (né en 1942) et William (né en 1944), et deux petits-fils.

[3] Cité par Dennis Weathley dans The Devil rides out.
[4] Aurait été possédé par John Dee qui en fait référence dans son Liber MysteriorumPrimus. Serait écrit en langage pré-adamique.

vendredi 6 octobre 2017

LE RIRE FRATERNEL


SALON DU LIVRE MAÇONNIQUE DE PARIS



STARGATE à L'IMI LE 13 OCTOBRE

Conférence exceptionnelle d'Ed May au Forum 104 :
"Espionnage para-psychique :
Analyse scientifique, révélations et perspective,
par l'ancien directeur du  programme StarGate"
Le vendredi 13 octobre 2017, de 19h30 à 21h30, au Forum 104
 

 
 
Le conférencier :Ancien directeur du programme de recherche de l'État américain STARGATE, le physicien Edwin C. May est une figure majeure de la parapsychologie contemporaine. Ancien président de la Parapsychological Association et président actuellement des Laboratoires pour la Recherche Fondamentale (LFR) en Californie, il est l’auteur de plus de 500 articles pour l’Etat américain et des journaux scientifiques. Avec son co-auteur Sonali B. Marwaha, cette année, il a publié en quatre volumes le rapport définitif sur le programme Stargate : The Star Gate Archives: Reports of the United States Government Sponsored Psi Program, 1972-1995.
https://www.amazon.com/Star-Gate-Archives-Government-1972-1995/dp/1476667527


Informations pratiques :

FORUM 104
104 rue de Vaugirard
75006 PARIS
Métros : Saint Placide ou Montparnasse.
 
de 19H30 à 21h30
Accueil à partir de 19H
 
Tarif 15 euros et 12 euros pour les adhérents A-IMI à jour de leur cotisation.
 
Les places étant strictement limitées, il vous est conseillé de vous inscrire dès aujourd'hui.
Pour ceci et tous les détails , s'adresser au secrétariat de l'IMI au 00 33(0)1 46 07 23 85
(du lundi au vendredi 10H à 15H)
ou par mail:

metapsychique@gmail.com
en ligne grâce à PayPal  sur cette page: http://www.metapsychique.org/+Conference-d-Ed-May-le-13-octobre+.html
 
 

mardi 3 octobre 2017

RENNES-LE-CHATEAU dans la lettre de Mythologie de L'IDF


AG DE L'ODS LE SAMEDI 14 OCTOBRE

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 16 h au restaurant LE GUO MIN 39 rue de Belleville, 75019 Paris, salle du 1er étage. (Métro Belleville)
Nous nous retrouverons donc, le samedi 14 octobre à partir de 16 heures pour notre AG, au restaurant de l’Ombre Jaune, le GUO MIN, que beaucoup d’entre vous connaissent déjà.
Cette manifestation est réservée aux membres de l’ODS à jour de leur cotisation, mais vous pouvez vous inscrire sur place !  (tarif de base de 30 €, 40 € pour une adhésion couplée avec l’Association Porte de Thélème).
Après la partie AG proprement dite, nous vous proposerons trois communications :
La Littérature Décadente aujourd’hui par Fabienne Leloup

Henri Veyrier, l’Avant-Dernier Livre par Jean-Christophe Pichon

Colin Wilson, une Plume Trempée dans l’Occulte par Philippe Marlin

Nous vous proposons, pour terminer cette journée de façon conviviale, de dîner sur place chez nos amis chinois. Merci de vous inscrire par mail à ods@oeildusphinx.com(le paiement se fera sur place).

BERDER SUR SEINE LE 25 NOVEMBRE


jeudi 28 septembre 2017

LA SOCIETE DES ECRIVAINS ARDENNAIS EN OCTOBRE

Quelques dates à noter dans votre agenda d'octobre :
 - Mercredi 4 octobre 2017 à 20h : Rencontre avec Sylvain PARIS artiste peintre, dessinateur de BD, auteur et performeur qui nous présentera son livre d'art conceptuel "ATLAS RROSE SEMOY" Ed. La 5e Couche, Bruxelles, 2017. Lien : http://www.5c.be/wa_files/atlas_rrose_semoy.pdf
Le projet d’Atlas Rrose Semoy est conçu par trois artistes: Sylvain Paris, peintre, Hélène Tyrtoff, poète, et Martial Verdier, photographe, réunis dans la création d’un livre hybride. 

À la frontière des trois disciplines, cet atlas permet une nouvelle interaction entre l’image et le texte, en utilisant l’écriture comme légende venant s’inscrire à l’intérieur de l’image plutôt que confinée dans des espaces réservés comme les bulles ou les notes de bas de page. La collision de ces trois univers joue des limites du visible et du lisible. Le projet se constitue à partir de séances de «painting» sur corps, photographiées dans le paysage de la vallée de la Semoy au cours de résidences qui ont réuni les trois artistes et des modèles. 
Lieu : Médiathèque Voyelles (Charleville). Rendez-vous à 19h55 rue de l'église devant le portillon de l'entrée latérale de la Médiathèque
Entrée Libre
nous vous signalons aussi :
- Vendredi 6 octobre à 18h : Vernissage de l'exposition de Jessica FLORENTIN (artiste peintre) et présentation du recueil de poèmes de Claire CARLUT "Comme une goutte d'eau le long de la voile" illustré par jessica FLORENTIN.
Lieu : Arch'Libris, Galerie Caractères 28 place d'arches à Charleville-Mézières.
Entrée Libre

mercredi 27 septembre 2017

LES TEMPLIERS DE MONTFORT sur ARGENS le 14 octobre


YVES LIGNON EN DEDICACE à Toulouse


LES CHRONIQUES D'EL'BIB : A LA RECHERCHE DE MON PERE, Peter Reich




Etait-ce un génie ou un fou ? Wilhelm Reich (1897-1957[1]) était certainement les deux à la fois. Son fils, Peter, nous livre dans A la recherche de mon père (Albin Michel, 1977) un magnifique témoignage sur les dernières années du psychanalyste alors qu’il n’était que petit garçon. Son père décédera en effet en prison alors qu’il n’avait que 13 ans. Un récit plein d’amour et d’admiration pour un personnage qui le fera rêver et transformera son enfance en un véritable récit de science-fiction. Il lui fallait manipuler les brise-nuages pour faire pleuvoir sur leur domaine d’Orgonon dans le Maine tout en luttant contre les envahisseurs en soucoupes volantes. Mi cowboy, mi soldat spatial, Peter réunira autour de lui une bande de copains auxquels il conférera des titres ronflants, son père étant bien sûr le Général de cette petite armée. Mais le petit garçon a du mal à comprendre pourquoi on veut tant de mal au grand savant. Certainement suppose-t-il parce qu’il avait mis au point un outil redoutable pour soigner les maux d’une humanité qui n’était pas prête. On assistera avec lui à une descente de la police, venue détruire les caissons d’énergie créés par Reich. Et on partagera son émotion lorsque les « hommes en noir » viendront chercher ce dernier pour le conduire dans une prison qui sera sa dernière demeure. Le récit se poursuit sous forme d’alternance entre un présent où Peter est devenu journaliste et un passé qui l’obsède. Il ne revendique en aucune manière un quelconque rôle de « conservateur de l’œuvre de Reich » mais aime revenir à Orgonon pour tenter, parmi les vestiges du laboratoire, de percer le mystère d’une vie qui lui échappera toujours.
Un récit envoûtant.


[1] On lira avec intérêt l’étude de synthèse de Georges Bertin sur Reich (in Rencontres de Berder 2016, ODS)

AFFICHE PICHON POUR ODS


jeudi 21 septembre 2017

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : TENTANTE PROVIDENCE, Jonathan Thomas





Dans Tentante Providence (in Les Chroniques de Cthulhu, anthologie dirigée par S.T. Joshi, Bragelonne/Sans Détour, 2017),  Jonathan Thomas met en scène l’artiste Justin qui revient à Providence après une absence de 30 ans. Il n’a pas pu refuser une exposition de ses photographies organisée par l’Université Brown où il a fait ses études, et notamment rédigé un mémoire sur Lovecraft. Un Lovecraft que le hantait puisqu’il avait cru rencontrer son fantôme alors qu’il était gardien de nuit sur le campus afin de financer ses études. 



Il retrouve un Providence qu’il a du mal à reconnaître. La maison de Lovecraft a été « déménagée » pour faire place au développement tentaculaire de l’Université. Beaucoup de vieilles maisons ont disparu et les bistrots de sa jeunesse ont fait place à des fast food. Son pèlerinage est empreint de nostalgie et de boulimie : burgers, pizzas et sandwichs ont du mal à remplir son estomac ! Lors d’une pérégrination nocturne sur les lieux de Celui qui hantait les ténèbres, il rencontre à nouveau le Maître dans un petit square où se dressait, avant d’ère rasée, l’église de la nouvelle.  Il croit voir encore Lovecraft dans l’arrière-boutique désaffectée d’un ancien glacier. L’écrivain est en grande conversation avec une bande de jeunes chevelus qui semblent lui faire signe. De retour à l’Université, il aura un violent conflit avec Palazzo, responsable de l’exposition, qui refuse obstinément de lui rembourser ses frais de déplacement. Le plafond de la galerie s’ouvrira sur l’espace vide où une créature extraterrestre s’agite et plonge ses tentacules. On ne retrouvera que la perruque de l’organisateur, Justin prenant ses jambes à son cou pour quitter au plus vite la maléfique Providence.



LES THEORIES DU COMPLOT A L'UNIVERSITE





7 février 2018 : Théories du complot et conspirationnisme : comprendre leurs ressorts et déjouer leurs mécanismes

9h30-12h30 - Le triple défi du complotisme face à la vérité scientifique, à la citoyenneté et à l’éducation
Jérôme Grondeux | IG-EN
14h-17h - Conspirationnisme : un état des lieux
Rudy Reichstadt | Observatoire du conspirationnisme
1 session en journée de 9h30 à 17h
Tarif normal à la journée : 55 € | Tarif réduit : 34 €
EPHE - Bât. Maison des Sciences de l'Homme
54 boulevard Raspail, Paris 6e
Salle AS1-15 (1er sous-sol, salle 15)
Métro : Sèvres-Babylone ou Rennes

LE LABORATOIRE DU DIVIN

Le laboratoire du divin : le religieux fictif dans la littérature de l'imaginaire

Renaud Rochette | IESR-EPHE
Henri Desbois | Univ. Paris Nanterre

La littérature de l’imaginaire a pour cadre des univers physiques et sociaux entièrement construits par l’auteur. L’histoire, la géographie, les langues, les structures sociales, les institutions et même l’imaginaire, façonnés avec plus ou moins de précision, donnent chair à ces mondes fictifs. La création complète d’un monde est une tâche titanesque : en fonction des goûts et intérêts des auteurs, tel aspect sera développé avec une grande précision, tandis que tel autre sera simplement esquissé, voire absent, et ce choix nourrit les thématiques développées dans l’œuvre. Spiritualité et religion y sont finalement assez peu développées, ce qui renvoie à une certaine répugnance à aborder des thématiques religieuses. À travers l’étude de quelques cas, ce cycle examinera comment, au moyen de religions et de cosmogonies fictives, des auteurs proposent une analyse des faits religieux par d’autres moyens.
22/03 - Le paganisme christianisé : dieux et cosmogonie dans Le seigneur des anneaux
29/03 - Religions et politique : Églises, foi et messianisme dans Game of Thrones
05/04 - Des messies et des dieux : l’instrumentalisation de la religion dans le Cycle de Dune
12/04 - Métaphysique de l’épouvante : Lovecraft et le Mythe de Cthulhu

4 séances de 18h30 à 20h00
Jeudi 22, 29 mars & 5 et 12 avril 2018
Tarif normal : 73 € | Tarif réduit : 47 €

 EPHE - Bât. Maison des Sciences de l'Homme
54 boulevard Raspail, Paris 6e
Salle AS1-01 (1er sous-sol, salle 1)
Métro : Sèvres-Babylone ou Rennes

mercredi 20 septembre 2017

LES CHRONIQUES D'EL BIB : ROTTERDAM, Nicholas Roye




Rotterdam (in Les Chroniques de Cthulhu, anthologie dirigée par S.T. Joshi, Bragelonne/Sans Détour, 2017) de Nicholas Royle est en quelque sorte une suite à la nouvelle de Lovecraft, Le Molosse. L’écrivain, qui porte le prénom de Joe, vient d’en réaliser une adaptation cinématographique et est envoyé par son producteur à Rotterdam, afin de repérer des lieux insolites pour opérer le tournage. La plongée dans les bas-fonds de Rotterdam est haute en couleurs et il partagera de nombreuses chopes de bière en compagnie de Mains qui vient de le rejoindre. Mains est chargé du script et le courant ne passe guère entre les deux hommes, chacun ayant un point de vue bien particulier quant au déroulement du scénario. Joe se réveillera dans sa chambre d’hôtel avec une belle gueule et bois et un corps atrocement trucidé au pied de son lit. L’écrivain dépècera soigneusement le cadavre de Mains, nettoiera méticuleusement la chambre maculée de sang et partira prendre le ferry, profitant de la traversée pour se débarrasser de quelques sacs encombrants !


dimanche 17 septembre 2017

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE LIVRE DE DENKER, David J. Show





Le Livre de Denker de David J. Schow (in Les Chroniques de Cthulhu, anthologie dirigée par S.T. Joshi, Bragelonne/Sans Détour, 2017) met en scène le type même du savant fou, le Pr Langford Meyer Denker qui vient de rater de peu le prix Nobel de Physique. Son invention est une machine permettant d’ouvrir une porte dimensionnelle. Elle est décrite somme une gigantesque mécanique gothique et n’est pas sans évoquer les machines folles de Carrouges ou de Ducamp. 




La communauté scientifique s’élèvera avec véhémence contre cette création, qualifiée de supercherie grotesque. Ce qui est pourtant tout à fait intéressant, c’est que le cœur de la machine est un Livre. Un Livre conçu pour ne jamais être lu, une contre-doctrine réceptacle de savoir inconnus et traqué pendant des millénaires, un appât à fanatiques, un Graal pour obsédés, un ouvrage que l’on referme en mourant. Denker fera travailler de nombreux cryptographes et linguistes sur des extraits d’une version arabe que l’on croyait perdue. Il testera les embryons de traduction sur des philosophes, des dérangés, des enfants, des autistes et des victimes d’Alzheimer et lui donnera pour titre L’Ultime Outre-Tome, un titre qu’il modifiera ensuite en L’Autre Tombe. Qui qu’il en soit, le moteur de la machine est opérationnel et Denker la fera transporter dans l’espace pour de meilleurs résultats !
Une brillante revisitation du Necronomicon dont le nom n’est pas cité.